Woody Allen, le pessimiste gai Conférence et Débat

Pas de limite d'âge

Un cycle de cours d'analyse de films animé par Olivier Lecomte

Les mercredis du 23 septembre au 28 octobre de 19h30 à 21h30

En plus d’un demi-siècle, Woody Allen a su instaurer une réelle complicité avec les spectateurs qui guettent chaque année la sortie de son nouvel opus. De New-York à Londres en passant par Barcelone ou Paris, du burlesque au drame bergmanien, de la comédie musicale au film expressionniste, Woody n’a cessé d’explorer de nouvelles pistes tout en restant fidèle à sa philosophie de base: «Et si tout n’était qu’illusion? Si rien n’existait? Dans ce cas, j’aurais payé ma moquette beaucoup trop cher !». En six séances d’analyse illustrées par de nombreux extraits, entrons dans l’univers tragi-comique de Mister Manhattan.  

Le 23/09 : Allen philosophe

Si Woody a incarné à ses débuts un schlemiel, un incorrigible maladroit, il est devenu par la suite un névrosé urbain, un raisonneur impénitent, un douteur de profession. Woody aime citer le philosophe Kierkegaard pour qui l’ironie et la réflexion permettent de remettre en cause le monde qui nous entoure. La pensée se moque du réel au nom de principes plus élevés, mais ceux-ci ne faisant pas l’objet de preuves tangibles et étant trop souvent démentis par la réalité sont à leur tour mis en doute.  Le 29/04 :  Du gagman au stand up  Dès l’âge de dix-sept ans, Woody écrit des sketches et invente les bons mots censés avoir été prononcés par des vedettes de la scène ou de la politique. Engagé par la chaîne de télévision N.B.C., qui le fait venir en Californie, il y travaille comme gagman pour des comiques comme Bob Hope. Puis ses imprésarios  le persuadent d’interpréter ses propres textes sur scène. C’est l’âge d’or du stand up, dont Lenny Bruce fut le représentant le plus sulfureux.

Le 30/09 :  Du gagman au stand up 

Dès l’âge de dix-sept ans, Woody écrit des sketches et invente les bons mots censés avoir été prononcés par des vedettes de la scène ou de la politique. Engagé par la chaîne de télévision N.B.C., qui le fait venir en Californie, il y travaille comme gagman pour des comiques comme Bob Hope. Puis ses imprésarios  le persuadent d’interpréter ses propres textes sur scène. C’est l’âge d’or du stand up, dont Lenny Bruce fut le représentant le plus sulfureux.

Le 07/10 : Retour au burlesque 

Déçu par les adaptations de ses scénarios, dont What’s New Pussycat qu’il reniera complètement, Woody passe lui-même à la réalisation. Ses premiers films (Bananas, Take the Money and Run, Sleeper…) vont renouer avec la veine burlesque du cinéma américain et s’appuyer sur un comique aussi bien verbal que gestuel, à la façon des Marx Brothers, ses modèles.     Le 13/05 : Références culturelles, clins d’oeil et parodies  Le cinéma d’Allen est truffé d’allusions ou d’hommages à l’histoire du septième art. Au détour d’un plan de Love and Death,  il cite Eisenstein et son Cuirassé Potemkine. La Grande Faucheuse du Septième sceau d’Ingmar Bergman y fait aussi son apparition, tandis que le style distancié de Michelangelo Antonioni imprègne un des sketches de "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe…"    Le 20/05 : Le Bergman new-yorkais  En 1977, Annie Hall, puzzle complexe sur un névrosé urbain qui tente de comprendre ses échecs sentimentaux, représente un grand tournant dans le parcours d’Allen. Il confirme ensuite cette nouvelle orientation par un drame familial bergmanien, Interiors, injustement boudé par le public et la critique. Mais, entre deux comédies, il récidivera dans ce registre plus sombre avec Another Woman, Match Point ou Irrational Man.

Le 14/10 : Références culturelles, clins d’oeil et parodies 

Le cinéma d’Allen est truffé d’allusions ou d’hommages à l’histoire du septième art. Au détour d’un plan de Love and Death,  il cite Eisenstein et son Cuirassé Potemkine. La Grande Faucheuse du Septième sceau d’Ingmar Bergman y fait aussi son apparition, tandis que le style distancié de Michelangelo Antonioni imprègne un des sketches de "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe…" 

Le 21/10 : Le Bergman new-yorkais 

En 1977, Annie Hall, puzzle complexe sur un névrosé urbain qui tente de comprendre ses échecs sentimentaux, représente un grand tournant dans le parcours d’Allen. Il confirme ensuite cette nouvelle orientation par un drame familial bergmanien, Interiors, injustement boudé par le public et la critique. Mais, entre deux comédies, il récidivera dans ce registre plus sombre avec Another Woman, Match Point ou Irrational Man.

Le 28/10 : Woody l’expérimentateur

Au fil de sa carrière, Woody a tâté de différents styles de mise en scène, des plans séquences en caméra fixe de Manhattan au montage godardien de Husbands and Wives, des couleurs chaudes de Hannah and Her Sisters au noir et blanc expressionniste de Shadows and Fog. Sa chorégraphie des acteurs ou son travail sur le son sont continuellement inventifs et le choix des musiques plus varié qu’on ne le croit même si notre clarinettiste montre une nette préférence pour le jazz. 

Olivier Lecomte

Licencié en philosophie,  critique pendant vingt ans à (Télé)Moustique,  Olivier Lecomte a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et a écrit pour Cinergie, L’événement, Dimanche Matin, Le journal du mardi, Gaël… Il a assuré le cours d’esthétique du cinéma à l’école de photo et vidéo Agnès Varda de la Ville de Bruxelles.  Ayant fondé le cours d’analyse de films La Toile filante (http://www.latoilefilante.be), il assure actuellement une série de formations à l’UDA - Université des Aînés (UCL), à PointCulture ULB, à l’Espace Delvaux, à la Cinematek Flagey, à la Médiathèque de Woluwe-Saint-Pierre…  Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Bertrand Tavernier, Jean-Claude Carrière, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif, Goran Markovic, Jonathan Nossiter, les frères Dardenne, Stephan Streker…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.